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JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
5 mètres de largeur rempli d'eau, alimenté par un arroyo voisin Une ligne d'abatis en hambous secs non élagués recouvre le fossé. Eoire le fossé et le parapet, une berme de 3 à 4 mètres de largeur est couverte de bam- bous vivants, très serrés, de 8 à 10 mètres de haut, qui cachent complètement la ville aux vues de l'extérieur. Cette haie de bambous est 2008 un feu obstacle infranchissable
n nourri.
La porte Quest de l'enceinte extérieure étant murée, un passage d'un mètre de large a été pratiqué à travers la baie de bambous, à 40 mètres au sud de la porte. Par cette ouver- ture, on peut arriver au pied du rempart et l'escala ier. Elle est couverte par un tambour, fermé ini même par noe porte en bois. Exté- rieurement, une route aboutit à la porte Ouest et contourne le fosté jusqu'à la porte du tam- bour, qu'il faut franchir d'abord pour pouvoir entrer ensuite dans l'enceinte, un à un, par la coupure pratiquée à travers les bambous.
Les portes du Nord, du Sud et de l'Est sont protégées par un tambour en palanques; des dé:enses accessoires, petits piquets, chevaux de frise, fraises, couvrent les abords et les couronnements des portes.
A l'extérieur de la ville, le terrain est cou- vert de villages et de pagodes fortifiés par une hate vive de bambous et un parapet en terre percé de créneaux, qui défendent les appro- ches de l'enceinte. Les principaux sont: Mai Chay, Nghia-Phu, Thanh-Tri, Van Gia, vers le Sad; Thien-Haan et Phuc To, vers le Nord- Est; le village, le marché et les pagodes de Phu Nhi, Van-Mien, vers le Nord-Ouest. Du côté du Sud Ouest, l'enceinte extérieure est loagée par un arroyo de 30 mètres de large, sur lequel est un pont en bambous, en partie détruit, conduisant de la porte Ouest à la pa- gode de X:<-Ba.
De la porte Nord une rue conduit à l'embar- cadère de Phu Nhi, qui avait été considéré par l'ennemi comme notre point de débarque ment et avait été défendu en conséquence.
La digue venant du Day se rapproche du fleuve et va tomber sur la rive & Thien-Loc; elle s'en écarte ensuite progressivement pour la rejoindre une seconde fois au village de Noi. L'embarcadère de Phu Nhi est au milieu de ce demi cercle, parfaitement commandé par la digue, qui a environ 5 mètres de surélé-
vation.
La partie de la digue situés entre Thien-Loc et Phù-Sa a été congée en deux points par les eaux; aussi a-t-elle été doublée dans le Sud par une nouvello digue traversant Linh-Chien et rejoignant l'ancienne à Phu Sa.
en bambous permet de voir au loin dans tou-. tes les directions.
La branche du Sud est organisée de la même manière; elle bat le terrain qui s'étend vers Phuc-To, Thien-Xuan et la partie Nord- Est de l'enceinte extérieure. Une porte défilée, pratiquée dans un retour de la coupure, per- met de communiquer avec le reste de la digue vers Linh-Chien.
Ces deux portions de digues, que nous ap- pellerons aussi branches de Phu-Sa, sont bar- rées par une palissade terrassée à bauteur de Thien-Xaan. A 100 mètres dans l'est de leur point de jonction, elles sont barrées de non- veau par un retranchement en terre, armé d'un canon placé dans une casemate qui les enfile suivant la direction de l'Est. A hauteur de ces deux batteries casematées, un retraα-
L'ensemble des deux branches et des re- tranchements constitue un ouvrage fermé.
Du côté du Sud, le village de Phu Sa est entouré d'un retranchement en terre pourvu de créneaux, qui se relie à la branche Sud et la flanque dans tous les sens. Co village et la plaine sont à 6 ou 7 mètres au-dessus du ni- veau de la digue Aux abords, le sommet en les talus de la branche Sud sons garnis de piquets | de bambous et d'abatis. Du côté du Nord, le pied de la digue est longé par un fossé plein d'eau, couvert d'abatis de bambous.
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Le fleuve est battu en travers par les ca- nons de Phu-Sa et enfilé par une grosse pièce établie près de la rive à la même hauteur. Cette pièce est protégés par un parapet et des traverses.
Tel est l'ensemble des ouvrages désignés sous le nom de forts de Phu-Sa, qui forment le point d'appui oriental des défenses dirigées contre le fleuve.
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calibre et susceptibles d'être déplacée. «lan batterie à l'autre.
D'après cette disposition des ouvrages, fallait s'appuyer sur le fleuve pour avoir un base d'opérations solide, surtout avec le con cours des canonuières, ainsi que pour échap per à toutes les difficultés de ravitaillement e vivres comme en munitions. C'était aussi. på là que la porte nord-ouest de l'enceinte, objed tif présumé de l'attaque, était la plus acces gible.
Aussitôt arrivé à Thien-Loc, après avoir re connu les positions, je fiz avancer sur la bra che Bud le bataillon d'infanterie de marin commandant Dalien, précédé de sa compagni de tirailleurs annamites, capitaine Doucet, flanqué dans la plaine, du côté du village Linh Chien, par une compagnie d'auxiliair tonkinois. Deux pièces de 4, en batterie a la grande digue, battirent en même temps, côté de la plaine, les postes avancés ennemi qui furent enlevés sans grande difficulté, et tête de colonne arriva rapidement au villa de Linh Chien. Le bataillon de Reygasse s't gagea sur la branche Sad à la suite du batailli Dalieu. En même temps, une batterie d'arti lerie, placée à l'ouest de la grande digue, ent les extrémités ert des branches de Pha-8 battait la pagode du village, sur laquelle tin également la flottille,
à la même hauteur sur la branche Sud, oc pèrent le village et la pagode; nos troupes trouvaient ainsi à 500 ou 600 mètres des d vrages de Phu-a, dont le feu, très bien now ralentit leur marche.
Vers dix heures trente, le bataillon Roux La digue à partir de Phu Sa, vers l'Ouest,
un peu plus tard, le bataillon Chevallier ( fanterie de marine), s'avançant par la brand jusqu'à Noi, est organisée en une immense bat- terie: toutes les pièces sont sons casemates; des traverses nombreuses abritent les défen-Nord, avec le bataillon Dulieu, qui était arri seurs et les pièces contre l'enfilade. Un mur en terre, de i m. 50 de hauteur et 2 mètres d'épaisseur, couronne la crète de la digue da côté du fleuve. Le sommet de la digne, qui a 8 ou 10 mètres de largeur, forme le terre- plein. Les défenseurs sont couverts par une rangée de maisons en paillottes disposées sur la crète opposée. Ces maisons servent de lo- gements et de parados. Cette disposition existe aussi sur les branches de Phu Sa, et empêche de voir d'une branche les défenseurs
de l'autre.
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A 100 mètres à l'ouest de Phu-Sa, la digue est fermée par une forte palissade, renforcée par un parapet en terre disposé pour la fusil- lade, et pourvu d'une casemate armée d'ua canon. Cette compare bat le fort de Phu-8a et forme de ce côté un second point d'appui à la grande batterie de la digue. Cette coupure a an retour percé d'une porte bien défilée.
Au passage de la route de l'embarcadère à la | citadelle, un grand tambour en terre et en pa- lanques, avec casemates basses, couvre la porte et flanque la fossé de la digne. Ce tam- bour est contourné par le fossé. Il forme un véritable bastion. A l'ouest de ce tambour, le fossé s'élargit et forme un espèce d'étang jusque vers Noi. La rue de l'embarcadère est d'ail leurs obstruée, entre la digne et la ville, par une barricade armée d'un canon pouvant tirer vers la digne.
Une batterie de canons de 4 fut étal alors entre les deux branches, à l'ouest du v lage de Linh-Chien, et deux pièces de 4 la branche Sad, à la sortie du village. pièces ouvrirent leur feu vers une heure l'après-midi, prenant à revers les casema de Pha-Sa et battant directement la batte ennemie de 4 pièces de la branche Sud.
La flettille, de son côté, engagea le com avec la batterie de Phu-8a et les jonques mées de capons qui étaient accostées à l'e barcadère. La Fanfare seale, serrant de: la rive gauche, avait vue sur les ouvrages Phu-Sa, qu'elle battit jusqu'au moment l'assaut. Le tir avait lieu entre 1,500 et 2 mètres.
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échangés entre la légion étrangère et des tí
Dans la nuit, quelques coups de fusil furent
railleurs ennemis embusqués dans le v tlage
l'enceinte de Sontay. boisé de Pha-Nhi, qui s'étend de la digue vers
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE lant les villages de Phu-Loc et tous les y sud de Thien-Loc pour protéger nos derrières, Fords de la grande digue, les maintenali dans | et je garde en réserve le bataillon des fasiliers le and de celle-ci.
marins. C'est dans cette forte position que le corps expéditionnaire doit attendre le jour, au contact de l'ennemi, qui, refoulé, mais pas encore vaincu, compte sur la nuit pour pren- dre ga revanche.
Pendant toute la journée, ce côté du champ de bataille fut le théâtre d'un combat indécis, engagé à fond ní d'un côté ní de l'autre, san- dis que l'action principale se poursuivait à Phu St.
A deur heures et demie, le bataillon Jou- Deau (tirailleurs algériens), qui était en ré- serve à Thien Loc, reçut l'ordre de se porter en avant. If vint prendre position derrière une haie de bambous, entre la branche Nord et le fleave, à 400 mètres environ de Phu-Sa, sou- ienu par une batterie de canons de i et par le fau de la flottille. A sa gauche, le bataillon Chevallier et une partie du bataillon Roux, soutenus par deux batteries de canons de 4, étaient déployés tans l'espace compris entre les deux branches et se reliaient au bataillon Dalien, dont denx compagnies, soutenues par deux pièces de 4. formaient la tête de colonne sur la branche Sud.
Le colonel Balin, dirigeant plus particulière- ment l'opération sur la branche Nord, était assisté sur la branche Sud par le colonel de Maussion. Vers quatre heares, le colonel Be- lin, jugeant que le feu de l'ennemi se ralentir sait sensiblement, demanda l'autorisation de donner l'assant.
La flottille reçoit l'ordre de casser le feu et, au signal du colonel Batin, nos troupes s'é- lancent avec un élan admirable. Le bataillon Jounetu, son comman fans et la compagnie Go- | dinet en tête, file presque homme par homme, en dedans de la branche Nord, en dessous et en arrière des casemates ennemies, tandis que les bataillons Chevallier e Roux traversent, non sans difficulté, la plaine marécageuse qui pré- cèle le retranchement crénea, Sar la branche Bud, les compagnies Cany (Infanterie de ma- rinej et Doucet (tirailleurs annamites), da bassillon Dulieu, soutenues par une partie du bataillon Reygasse, enlèvent à la baionnette la parsie qui défend le passage; le capitaine Doucet trouve dans cette attaque une mort glorieuse. Ces compagnies, gagnant au pas de course le point de jonction des deux branches, y rallient le bataillon Jouneau, qui s'en est emparé quelques instants avant. Mais l'enne mi, repoussé, fait une résistance intrépide; solidement établi derrière la barricade élevée en travers à 100 mètres au-delà du point de jonchon, embusqué dans le village qui borde la branche Sad à notre gauche, il dirige sur nos trouges un fea meurtrier; deux fois la compagnie Godinet, soutenue par la com- pagnie Cary, se précipite à l'assaut de la bar- ricade, deux fois son élan vient se briser contre un obstacle infranchissable.
Cette nuit du 14 au 15 fut un combat con- tinuel. Enhardis par l'obscurité, furieux de leur défaite, les Pavillons-Noirs ne cessent de barceler nos lignes, dirigeant sur Phu-Sa leurs plus violentes attaques et nous infligeant des portes cruelles. Toutefois, ils ne peuvent en- 18mer nos positions; un dernier mouvement offensif, tenté sur toute la ligne, vers quatre | heures du matin, est repoussé comme les an, tres; alors, ils profitent des dernières heures de nuit pour évacuer tous les ouvrages du bord du fleuve et se renfermer dans l'enceinte ex- térieure de Sontay.
Ainsi, l'échec des attaques de nuit, achevant la défaite de l'ennemi, nous livrait sans com→ bat une série de positions dont la prise de vive force nous eat coûté sans doute de très grands sacrifices.
Après avoir montré un entrain admirable dans l'assaut de Phu-Sa, et retrouvé une fois de plus cet élan qui les a illustrées dans tant de batailles, nos troupes, tirailleurs algériens et infanterie de marine, ont déployé au milieu de l'obscurité, durant ces longues heures de latte, une bravoure, un sang-froid et une énergie dignes des plus glorieuses journées de leur histoire.
Le 15, vers sept heures du matin, je retournai à Phu-Sa, où tout était rentré dans le calme. Je pus franchir sans difficulté la terrible barri- cade contre laquelle s'étaient brisés la veille tant de généreux efforts. Les corps mutilés de plusieurs de nos braves furent retrouvés au près de la barricade, ainsi que ceux d'un cer- tain nombre de Chinois que l'ennemi avait abandonnés dans sa fuite.
Le 16, au jour, la légion étrangère alla fouiller ce village, où se trouvaient quel ¡ues Pavillons-Noirs; arrivée à la listère Sud, elle échanges quelques coups de fusil avec le corps de la place es revint ensuite reprendre son poste sur la digue.
Le bataillon Le Tellier, envoyé en recon. naissance des six heures du matin, arriva sans incident å 500 mètres de la batte qui défendait la porte Ouest de l'enceinte, un peu à droite, à 300 mètres environ de la grande pagode fortifiée de Mien-Hol-Dong, occupée par l'ennemi. Il y fat regu par une vive fusillade: c'était le prélude de la jour- née.
Vers dix heures, dans le lointain, au pied de collines, une forte colonne ennemie sortie de la ville se dirigeait vera l'Ouest, tentant sur notre droite un mouvement tournant; quel ques-uns de ses tirailleurs avaient déjà atteint
taillon Le Tellier, relevé par la légion éiran- la digne et gaguzient le bord du fleuve. Le ba-
gère dans l'attaque principale, fat chargé de surveiller ce mouvement de l'ennemi; le ba taillon Jouneau avait déjà dirigé une compa- gnie de ce côté. Quelques obus, envoyés à grande distance par une batterie établie sur la digue, jetèrent aussi le trouble dans les masses ennemies.
J'étais allé le matin examiner le terrain; j'y retournai alors et j'arrêtai les dispositions pour l'attaque.
Le bataillon Dulien prit position autour d'une pagode située entre le hameau de Ha Tray et la pointe du village de Phu Nhi, La bataillon Jouneau fat mis en réserve le long de la lisière Ouest du village de Phu-Nbi; ces Je donnai des ordres pour marcher en avant de la digue; le bataillon Chevallier, sou- troupes étaient appuyées par la batterie et occuper les positions évacuées. Le bataillon tenu par une batterie d'artillerie et par le ba- de la légion étrangère prit la tête du monve- taillon Reygasse, s'engageait dans la grande rue ment; retardé par le pen de largeur de la di- qui mène à la porte Nord, et le bataillon Roar gue, les barricades et les traverses qui Pob-allait remplacer à Pha-Sa le bataillon Rey- struaient, ce mouvemont dura tout l'après-gasse. Ces derniers mouvements avaient pour midi du 15. Le soir, le corps expéditionnaire but de simuler une attaque sur la porte Nord, était rangé le long de la digue dans l'ordre où l'ennemi avait accumulé ses plus puissants suivant :
moyens de défense, et d'attirer son attention A l'extrême gauche, dans le fort de Phu-Ba, de ce côté, tandis que l'attaque principale se- le bataillon Reygasse, avec les auxiliaire tonki-rait vivement menée contre la porte Ouest. nois et deux batteries d'artillerie; immédiate- ment à l'ouest, le bataillon Chevallier; en face de la grande rue qui mène à la porte Nord de l'en- ceinte, le bataillon des marins; derrièie lui, dans le village qui s'étend de la digue au fleuve, le bataillon Roux, le reste de l'artille rie et le quartier général; sur la digue, à l'ouest des marins, le bataillon Dulien, le ba- taillon Le Tellier, et enfin la légion étrangère: ce bataillon, le plus ouest, occupait à l'extrême droite an ouvrage situé sur la digue au-delà du village boisé de Pha-Nhi, et d'où l'œil do- mine la plaine découverte qui s'étend à l'ouest de Sontay jusqu'aux collines de l'intérieur. A Pouest du quartier général, dans le village des cantonné le bataillon Jouneau.
Cette dernière, en effet, quoique défendue par une batterie de quatre pièces, offre à l'at- taque des conditions particulièrement favo- rabies. Située à l'extrémité d'un saillant très allongé de la fortification, elle est percée au milieu d'un front en pan coupé de peu d'éter- due, 30 mètres environ. Les deux faces S.-O. et N.-O., qui aboutissent à cette porte, peu- vent être enfilées facilement par l'assaillant placé aux pagodes Dan-Xa-Trac, Dan-Son- Xaryen, Mien-Hoi-Dong et au marché de Pha? Nhi. Tous les projectiles dirigés sur le retran- chement se concentrent dans le quartier Quest de la ville et contribuent à le rendre inhabi table pour les défenseurs. De plus, l'aile droite
sur lequel les pagodes nous donnent une tête de pont.
Enfin le terrain, bas près de l'arroyo et prés
fève peu à peu en approchant de la porte Quest. de la digue, où il est même marécageux, se res
* Les pagodes voisines sont placées sur de pe-
Un tertre isolé est situé près de la route)
L'ennemi ripostait vigoureusement, projectiles tombaient au milieu des nav P'un d'eur atteignit la Fanfare et fut a par le blindage en chaines dont cette can nière s'était protégée à l'extérieur; l'ai
Le capitaine Godinet et son adjudant sont tués, le commandant Jouneau reçoit une balle tomba à bord de l'Eclair, perça la toitur s'amortit dans une caisse à eau. En revandans la cuisse, la capitaine Cuny est blessé pos obus occasionnaient de grands ravs
an bras; le lieutenant Clavet, qui le remplace, coalaient des jonques, démontaient plus tombe frappé d'une balle quelques instants pièces et réduisaient les batteries au sile près. L'incendie des maisons voisines allumé Cependant, les défenseurs de Sontay par l'ennemi offre un nouvel obstacle. La nuit chèrent à opérer une diversion sur notre approche. Le colonel Belin et le colonel de che. Une troupe nombreuse, sortie par la Maussion, préoccupés de défendre les posi- Pha-8s et celle de la place, se développ font commencer un retranchement en avani Enfin, à l'ouest de l'embarcadère, près dn la plaine jusqu'au village de Phac Toda poins de joaction des digues. Je donne La flottille et le convoi avaient suivi le mou- Entre ce retranchement et le point de jonc- [ fleave, un fortin palissadé en bambous, presque { portion da bataillon Dulieu, le bataillon Porire d'établir solidement nos troupes à l'an-
gasse et, vers deux heures de l'après migte de Pra-sa. d'y compléter le retranche près du quartier général, les bâtiments de vement des troupes et étaient venus moullier bataillon de la légion étrangère, commament commencé, d'abattre les maisons qui combat un pen en amont, au point d'où l'on Donnier, appuyés par trois pièces da Pencombrent et d'y envoyer quare pièces aperçoit la tour de la citadelle, les remor L'armement des ouvrages extérieurs de la plaine et par une batterie d'artillerie de 4 ; je fais necuper d'un bout à Pantre la queurs et bâtiments de charge accostés par le tites hauteurs.
gar la bran he Sud, furent envoyés anche Bad, déployer le bataillon Le Tellier au travers et en aval. rencontre, tandis qué le bataillon Lo Tel
A Noï, une batterie enfile la digue vers POuest, Cette batterie est reliée avec les dé- fenses du village Van-Mien par une palissade
de Noï.
chement en terre relie les deux branches et percée d'une porte pour communiquer à l'ouest Est de la ville et appuyée par l'artillerions couquises avant de pousser plus loin, Poteries, qui s'étend au bord du fleuve, était de l'assaillant se trouve couverts par l'arroyo,
bat le terrain qui les sépare jusque vers Thien- Loc.
tion des deux branches, la digne du Nord est organisée en batterie caeematée. Chaque pièce a sa ca emate; entre les casemates sont des créneaux pour le fasi'. Cette batterie a vus sur le fleuve et sur le terrain qui le sépare de la digue jusqu'à Pembarcadère. Un mirador
entièrement construit, est destiné à concourir, avec le gros canon de Phu Sa, à enfiler le fleave. Il n'est pas armē.
citadelle se compose de plus de 100 pièces de canon, dont la moitié environ sont de petit
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